Comme prévu, il a fait beau, et comme prévu, il a fait chaud, très chaud ! !
Et si on a le sourire avec mon copain Joël sur la photo, c'est parce qu'on va pouvoir quitter le barbour : il faisait 40° à l'ombre cet après-midi.................... et à PAU-ARNOS, il n'y a pas d'ombre ! ! !
Pas beaucoup de motos sur le parking mais de la qualité !
On était venu mater des vieilles et on a bien maté.
A commencer par ces deux Aermacchi venues par la route et dans leur livrée d'origine (une Sprint et une Ala Verde).
C'est tellement rare qu'elles ne soient pas coursifiées que ça valait bien des photos !
Puis une 1100R immatriculée en Angleterre avec plein d'éléments neufs (pots, roues, freins, carters moteur) et le reste dans un magnifique état.
Et une BUELL, propre, bien entretenue et avec des pièces polies
Et qui avait des détails de finitions très originaux (boitier de filtre à air, selle perso, etc ...) mais surtout un petit carter de protection de courroie crantée fait maison et à l'emblème de la marque : classe non ?
Et cette R50/2 entièrement d'origine et très fraîche pour son age (même les sacoches sont d'époque !)
Mais on était d'abord venu pour voir de rares machines de course et on n'a pas été déçus !
D'abord avec des espagnols venus en nombre (normal, ce n'est pas bien loin de chez eux) et avec une armada de BULTACO TSS de course, rares chez nous.
Et parmi elles, celle-ci était dotée d'un cornet au diamètre impressionnant.
Ils avaient aussi amené cette rarissime BULTACO Metralla de route coursifiée qui rivalisait à son époque avec les YAM RD et autres SUZKUKI T20 (en performances seulement, parce que question finition ...........

).
Beaucoup ont donc disparues et les rares exemplaires restants comme celui là se négocient autour de 10 000€
Comme d'habitude dans ce genre de manifestation, il y avait des anglaises à foison. Cette BSA Gold Star à cadre Seeley en est un exemple :
Vous aurez noté que son propriétaire à eu le bon goût de ne pas faire peindre ni chromer le cadre afin de laisser admirer les splendides brasures qui l'assemblent.
Les Triton (assemblage d'un cadre Norton et d'un moteur Triumph) étaient en nombre, mais celle là était équipée du trois cylindres de la marque et avait gardé (bien que rehaussés) ses pots d'origine aux sorties si caractéristiques.
Et au milieu de tout ça il y avait la sublime ALA VERDA (cadre LAVERDA et moteur NORTON Commando) de Daniel Delfour qui fait l'objet d'une description détaillée dans le dernier numéro du magazine Café Racer.
Elle faisait tente commune avec cette "MARTINELLI", Café racer sur base BENELLI 4 cylindres et cadre Martin (d'où son nom) que s'est construit Laurent Thomas, l'ex-président du Coyote Racing team et qui organise les journées du même nom.
Je n'ai pas photographié de DUCATI (il y avait pourtant une flopée de monos et de twins), mais je me suis rattrapé avec cette LAVERDA 1000 Jota caférisée avec goût et qui tenait sa place plus qu’honorablement sur la piste.
Les japonaises ne manquaient pas non plus avec leur lot de YAM RDLC, TZ, et SUZUKI RG mais ma préférence va toujours au 4 temps, et en particulier ceux qui sont bien réalisés par leurs propriétaires, comme cette YAM SR assemblée (très soigneusement) par son propriétaire/préparateur/pilote.
Ou encore cette 650 YAM XS au cadre en inox et qui ne dépasse pas les 130 kg !
Il y avait même des américaines .......... enfin une : cette Harley Sportser coursifiée !
Et aussi des françaises avec cette VINCENT EGLI que je n'ai malheureusement pas entendue parce que son embrayage avait rendu l'ame juste avant que j'arrive.
Vous pensez que soleil a du taper dur à PAU pour que je dise une telle énormité : une VINCENT EGLI française !
Eh bien si, un peu quand même, puisqu'elles sont reconstruites par Patrick GODET à MALAUNEY en Seine Maritime.
Il a racheté pas mal de matériel à l'usine VINCENT, refabrique beaucoup de pièces et a obtenu l'accord de Fritz EGLI pour monter les moteurs dans ses cadres.
Et pour la finition, (béquille de stand avec le sigle intégré et découpé au laser, usinage du moyeu, précision des assemblages, etc ...)voyez les photos ! ! ! !
Encore une autre française avec cette BPS (ça veut dire BOUDET-PORTAL-SEURAT) assemblée par les sus-nommés avec un moteur italien ASPES
Et la MF (Moto Française) a moteur CITROËN VISA que j'avais déjà vue aux journées Coyote. Cette photo permet bien d'identifier les éléments GUZZI qui la composent (boîte de vitesse, bras oscillant, jantes freins et fourche).
Enfin, pas de roulage sur circuit sans les sides, et ça ne manquait pas à PAU, des plus anciens aux plus modernes, et avec plein de motorisations différentes.
Mais ma sympathie va naturellement aux plus traditionnels comme ce basset BMW à la partie cycle serie 6 (modifiée quand même !) et qui se pilote assis !
Ou encore celui là dans la plus pure tradition de l'école allemande des années70.
Et ce GUZZI qui revendique sa nationalité dans ses couleurs mais aussi ........ dans sa selle de DUCATI 916 solo !
Et j'ai fini par une séance d'essayage pour le DARK KNIGHT avec un tête de fourche de DUCATI 750 SS de la grande époque que m'a prêté un artisan qui vendait sa production sur le circuit. C'est décidé, cet hiver j'en monte un !
Et pour finir par un clin d'oeil : quelle mouche a piqué le préparateur de cette 750 Four pour monter un tel mégaphone sur sa moto ?
Non, non, ce n'est pas mon appareil qui déforme, il est réellement énorme, la preuve !
Encore une superbe journée. Et si j'ai eu un peu chaud, que dire des pilotes avec le cuir et la dorsale, qui attendaient en pré-grille l'autorisation d'aller s'arsouiller sur le circuit !
